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La mer Noire au centre des rivalités géopolitiques européennes et mondiales : comment surmonter les tensions ?

Une conférence internationale s’est tenue  le 21 mai dernier à Sébastopol en Crimée  avec pour thématique « La question de la mer Noire au centre de la Politique mondiale ».

Cette conférence réunissant de nombreux chercheurs du monde académique a examiné la situation géopolitique actuelle en mer Noire, établi des comparaisons historiques avec la situation au XIXème siècle et débattu des solutions pour surmonter les tensions qui menacent la sécurité européenne. 

Le contexte géopolitique mondial est la cause de ces tensions. Aujourd’hui la nouvelle configuration qui émerge depuis 2014, c’est la nouvelle rivalité des grandes puissances puisque les Etats-Unis ont désigné la Russie et Chine comme des adversaires stratégiques.

Il y a aujourd’hui comme au XIXème siècle, la volonté d’endiguer la Russie dans ses terres continentales par les puissances occidentales pour ralentir l’évolution vers un monde plus multipolaire. Ces puissances refusent donc le rattachement de la Crimée à la Russie qui lui donne un  avantage stratégique en mer Noire, et ce malgré les héritages historiques puisque ce territoire en majorité peuplé de Russes a fait partie de la Russie depuis le XVIII ème siècle.    Aujourd’hui, la crise entre l’Union européenne et la Russie est ainsi directement issue de la question ukrainienne.

Au XIXème siècle, les rivalités entre grandes puissances étaient ponctuées de guerres frontales, mais jamais totales. Ces conflits aboutissaient à la négociation de traités par définition temporaires et précaires, mais qui stabilisaient la situation pour favoriser la reprise des échanges internationaux.

Ce qui surprend aujourd’hui, c’est l’absence de négociations aboutissant à l’élaboration de nouveaux  traités comme en 1856 (traité de Paris) ou 1871 (Traité de Londres). Ce blocage reflète une cristallisation des postures antagonistes et une intransigeance qui bloque les puissances rivales dans leurs postures irréconciliables, avec un effondrement du multilatéralisme et du droit international.  

Depuis la fin de la guerre froide, aucun traité majeur n’a été signé entre les Etats-Unis, les Etats membres de l’Union européenne (UE et la Russie, par contre les Etats-Unis se sont retirés de nombreux traités internationaux. Les grandes puissances n’entrent pas en conflit frontal mais se font la guerre de manière indirecte et la guerre hybride prend le pas sur les opérations militaires. Cette situation à  abouti à une situation de conflit permanent au sujet des problématiques géostratégiques, géoéconomiques, géoculturelles et multilatérales avec une palette d’outils de puissance comme la guerre de communication (propagande), les cyberconflits, les sanctions économiques, les ingérences dans la vie politique interne des Etats au moyen des ONG,  les tentatives de révolutions de couleurs…

Pourquoi au XIXème siècle, les puissances européennes acceptaient-elles de signer des traités reflétant la nouvelle configuration géopolitique, après des crises et des guerres qui faisaient beaucoup de plus de victimes qu’aujourd’hui ? Pourquoi ce qui était possible au XIX ème siècle n’est-il pas possible aujourd’hui ?

Posons l’hypothèse suivante : les conflits en Europe aujourd’hui sont de trop basse intensité pour modifier les objectifs des différents puissances, et chaque conflit en Europe avec la Russie, se transforme en confit gelé car aucun des acteurs n’accepte la nouvelle situation qui reste insatisfaisante pour chaque partie. les pays atlantistes, Etats-Unis en tête souhaitent toujours élargir les frontières de l’euro-atlantisme avec l’OTAN, tandis que la Russie n’a toujours pas obtenu, la légitimation de la nouvelle situation.  Après le moment unipolaire des années 90-2000,  les adeptes de l’euro-atlantisme exclusif (les  Occidentaux ) ont toujours l’espoir d’imposer un monde unipolaire, donc éviter la multipolarité. Un monde multicentré implique évidemment la négociation de zones d’influences et de lignes rouges réciproques au moyen de traités temporaires et précaires qui gèrent la diversité pour plus de stabilité comme au XIXème siècle.     

Cette situation est donc la résultante d’une réalité plus fondamentale: Il n’ y pas d’ordre international sans l’acceptation d’un nouvel ordre spatial et  géopolitique.

Sans acceptation du monde multipolaire, il ne peut pas y avoir d’entente sur des négociations multilatérales aboutissant à des traités pour stabiliser la situation. Aujourd’hui, nous sommes dans une période  transitoire où aucun ordre géopolitique acceptable ne se dégage entre les Etats qui rivalisent entre ceux qui font la promotion d’un monde unipolaire et ceux qui souhaitent un monde multipolaire plus équilibré. Comme au XIX ème siècle dans une configuration différente, la sortie de crise entre l’UE et la Russie en ce début du XXI ème siècle, est susceptible de changer la configuration géopolitique européenne et mondiale et donc l’ordre international vers l’acceptation d’un monde plus multicentré. C’est précisément pour cette raison qu’il est si difficile pour les Etats de surmonter la crise actuelle.

Comme il n’y a pas de représentation géopolitique partagée du monde et donc d’ordre spatial acceptable pour les grandes puissances, il y a donc incertitude totale  sur les perspectives bien que les risques de guerre sont supposée être limités par la possession de l’arme nucléaire par les grandes puissances comme la Russie, les Etats-Unis, la Chine, la France et le Royaume-Uni, et la guerre hybride est le nouveau terrain de confrontation. L’escalade peut s’avérer pourtant plus risquée avec les armes nucléaires intermédiaires.  

En Europe occidentale, la France et l’Allemagne ne veulent pas d’une guerre frontale contre la Russie. Cependant, les gouvernements des deux pays n’ont pas pu et n’ont pas voulu jusqu’à présent se positionner dans une posture indépendante et autonome par rapport aux Etats-Unis. La rivalité géopolitique franco-allemande et le déséquilibre depuis l’unification allemande les empêchent d’adopter une politique commune audacieuse et la neutralisation réciproque prévaut.

Pour surmonter la fracture actuelle qui semble s’installer dans la durée, au moins pour le court et moyen terme, c’est éviter l’escalade qui semble le plus pressant.  

Les options à court et moyen terme sont les suivantes  :

1) Il y a d’abord  la nécessité de maintenir les liens forts entre les sociétés civiles puisque les Etats ont du mal à s’entendre. Il faut avant tout poursuivre les échanges entre les universitaires, les chercheurs, les étudiants, les artistes, les acteurs économiques et les citoyens en favorisant le tourisme.

Nous sommes dans une situation fluide et dans  l’ère post-Covid, des crises internes de régime au sein des Etats, l’arrivée au pouvoir de nouveaux gouvernements,  mais aussi des crises internationales vont se développer et pourraient conduire à de nouvelles configurations géopolitiques. L’Union européenne, fondée sur la promotion de l’idéologie « libérale » et non sur la civilisation européenne, est également confrontée à des crises multiples. Les organisations internationales et supranationales, mais aussi de nombreux États-nations de l’UE, ne se sont pas encore adaptés à la nouvelle configuration géopolitique multipolaire.        

Les thématiques peuvent être diverses comme la coopération universitaire, l’environnement la recherche, l’énergie, la sécurité, le climat, l’intelligence artificielle, l’espace, la culture, le tourisme…

2) Une autre voie est de renforcer la coopération régionale et  transfrontalière au sein d’organisations multilatérales, régionales et locales mais aussi entre les villes selon une logique « bottom up ».  Il serait utile  de prendre exemples sur des initiatives qui fonctionnent, par exemple en Arctique où la coopération régionale avec la Russie se poursuit malgré la crise, même si la Crimée présente une situation spécifique plus difficile à surmonter avec les sanctions ciblées. Les organisations à mobiliser sont le Conseil de l’Europe, l’Organisation de coopération économique de la mer Noire (OCEMN),  afin de contourner les blocages puisque  les sanctions de l’UE bloquent les initiatives alors que  l’UE fait aussi la promotion de la coopération régionale et transfrontalière (European Neighbourhood Instrument, Interreg NEXT Black Sea Basin Programme)

3) Convaincre les acteurs politiques de l’obsolescence des sanctions réciproques. Selon le scénario le plus probable d’évolution de la crise, puisque la levée des sanctions est très incertaine dans un avenir proche, c’est la créativité pour élaborer de nouveaux projets de coopération afin de compenser les sanctions existantes qui serait judicieux. Lorsque les gouvernements se rendront compte que ces sanctions sont non seulement inutiles politiquement puisqu’elles n’ont pas contribué à un changement de posture des gouvernements, mais qu’elles sont de moins en moins applicables sur le terrain et même contre-productives, la levée des sanctions pourra être envisagée.

La question de la reconnaissance de la Crimée comme partie intégrante de la Russie est une question encore plus difficile, mais relève de la volonté politique afin de ne pas en faire un obstacle à la coopération. Le cas de la Turquie et la non reconnaissance par l’UE de la  République turque de Chypre du Nord, qui est de facto sous contrôle militaire de la Turquie, démontre que cela ne constitue pas un obstacle, ni pour une union douanière entre l’UE et la Turquie, ni pour des financements à la Turquie ( à la suite de  la crise migratoire de 2015), ni des négociations d’adhésion.                 

4) L’UE est utile pour maintenir des liens dans le cadre de la « coopération sélective ». L’UE  a proposé une coopération technique sur les thématiques suivantes ;  l’Arctique, le numérique, l’union économique eurasienne, les infrastructures régionales,  la « dimension nordique » entre l’UE, la Russie,  la Norvège  et l’ Islande. Cette initiative pourrait-elle être élargie aux enjeux de la mer Noire ?

 Cette approche peut être utile et l’idée sous-jacente est la compétition avec la Chine, mais elle ne peux pas changer la configuration géopolitique. Résoudre les questions fondamentales de sécurité exigent par contre l’élaboration d’une nouvelle architecture européenne de sécurité. Une révision des cinq principes de l’UE vis à vis de la Russie est aussi nécessaire car en faisant dépendre la relation entre l’UE et la Russie de la situation en Ukraine, la coopération reste bloquée.    

Ces approches ne changeront pas la configuration géopolitique, mais peuvent restaurer la confiance, et élaborer au niveau local et régional des programmes qui peuvent apporter des avantages.

Perspectives à long terme : la pertinence d’une nouvelle architecture de sécurité européenne et eurasienne

Pour une résolution des différents « conflits gelés » sur le flanc oriental de l’Europe et dans le pourtour de la mer Noire, la Crimée, le Donbass, le Haut-Karabagh, l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie, la Transnistrie dont l’avenir n’est toujours pas déterminé, la négociation d’une nouvelle architecture de sécurité européenne et eurasienne de sécurité reste donc pertinente à l’avenir. Il est illusoire de croire à la résolution des différents conflits au cas par cas, car ils font partie d’une problématique systémique plus large, la rivalité entre la Russie, les États-Unis; les Européens membres de l’UE et de l’OTAN et la Turquie. Ils peuvent être réactivés à tout moment en fonction des évolution des rapports de force.      

Aujourd’hui la volonté de certains pays  d’affaiblir les relations entre les Etats membres de l’UE et la Russie est dommageable pour la sécurité  de l’Europe  et présente de nombreux parallèles avec la situation au XIXème siècle.

De nombreux intérêts géopolitiques sont pourtant aujourd’hui identiques entre la Russie et les États membres de l’Union européenne. Il s’agit notamment  de la stabilisation de l’arc de crise au sud de l’Eurasie qui va du Nord de l’Afrique, Sahel compris à l’Afghanistan, et qui menace toute l’Eurasie, Russie et pays européens de l’Ouest compris, avec les États faillis et la menace terroriste Djihadiste.

L’idée est de relancer une « Grande Europe » comme espace de coopération pour positionner les Européens entre un « Grand Occident » centré sur les États-Unis et leur nouvelle doctrine « America First » , le projet de « Grande Asie/nouvelles routes de la soie » de la Chine, et le projet de « Grande Eurasie » de la Russie dont le cœur est l’Union économique eurasienne. Ces initiatives vont se chevaucher, souvent rivaliser, mais parfois aussi se compléter. Les Européens ne doivent pas rester inactifs par rapports aux grandes manœuvres des autres puissances. Les Etats membres d’un projet européen réformé et la Russie peuvent échapper à se transformer en partenaires juniors de ces projets géopolitiques rivaux, l’Union européenne restant un sous-élément périphérique du « Grand Occident » et la Russie un sous-élément de la « Grande Asie».

L’émergence d’une coalition d’États volontaires en Europe à l’initiative de la France et de ses alliés en accord avec cette vision serait appropriée pour constituer un poids politique suffisant au sein de l’UE, ou en dehors si les blocages persistent, afin d’entamer des discussions sur une nouvelle approche pour promouvoir la paix et la stabilité en Europe et l’élaboration d’une vision géopolitique commune de Brest à Vladivostok.   

A la suite de cette conférence internationale, une déclaration a été élaborée pour poser cette question centrale :  « Avons nous appris des  batailles sanglantes des XIXe et XXe siècles  ? »   Les sanctions réciproques, les rhétorique guerrières entre les Etats  ont été jugées contreproductives pour surmonter les tensions actuelles.

Un agenda plus positif a été proposé avec les évènements et projet suivants

–  L’organisation d’une table ronde d’experts et chercheurs des pays qui ont participé à la guerre de Crimée (1853-56) et à la Seconde Guerre mondiale au palais de Livadia, à Yalta , dont l »ordre du jour sera inspiré des œuvres de Léon Tolstoï ( qui a participé à la défense de Sébastopol en 1854-1855: « la Crimée du XXIe siècle: la guerre ou la paix ?

-Le lancement d’un programme international « La Crimée en tant que station thermale internationale » pour la réadaptation des patients post-COVID-19 dans les sanatoriums, maisons de repos et pensions de Crimée.

– La reprise d’une coopération à grande échelle dans le domaine de l’écologie dans le bassin de la mer Noire avec le concours d’experts environnementaux de différents pays

-L’organisation d’un festival international de musique en faveur de la paix avec la participation des plus grands interprètes mondiaux de musique rock et classique intitulé « La charge de la brigade ART » sur le champ de bataille de Balaklava en 1854, immortalisé par le poème de Lord A. Tennyson « La charge de la Brigade légère ».

Annexe : Déclaration complète

Déclaration des  participants à la Conférence internationale « La question de la mer Noire au centre de la Politique mondiale ». dédicacée  aux médias des pays qui avaient pris part à la  guerre en Crimée et de ses suites à l’occasion du 150e anniversaire du Traité de Londres 1871 

21 mai 2021 Sébastopol                                                                                                                                           

Chers rédacteurs et journalistes des principaux médias d’Allemagne, de Grande-Bretagne, d’ Italie , Roumanie, Turquie et France !

Nous, conférenciers et employés d’institutions et centres académiques et scientifiques, d’enseignement et de recherche de Belgique, France, Allemagne,  Italie, Russie, Suède, Suisse, experts indépendants, représentants d’entreprises, membres d’organisations historiques, culturelles, de jeunesse, sportives, étudiantes et publiques de La Crimée, a l’occasion de la tenue à Sébastopol de la conférence consacrée aux problèmes historiques et actuels de la géopolitique de la mer Noire et ses conséquences sur la politique mondiale, nous soulignons notre profonde préoccupation à propos des points suivants :

– La communauté mondiale, comme jamais auparavant au cours des dernières décennies, s’est rapprochée dangereusement de la confrontation militaire ;         

– Les sanctions réciproques politiques, diplomatiques, économiques et autres actions gouvernementales restrictives asymétriques prises par de  nombreux pays du monde ainsi que les discours usant de  la rhétorique guerrière des dirigeants politiques et des leaders d’opinion  se sont récemment généralisés          

– A la suite des sanctions, la coopération internationale a été remplacée par des pertes économiques de plusieurs milliards de dollars,  entraînant de multiples obstacles aux échanges internationaux normaux entre les peuples des différents pays du monde.         

Depuis Sébastopol, ville qui est entrée dans l’histoire mondiale comme le carrefour des intérêts militaires et stratégiques des grandes puissances mondiales, nous lançons un appel aux médias des États dont les soldats, officiers et généraux sont à jamais enterrés en terre de Crimée :  Avons nous appris des  batailles sanglantes des XIXe et XXe siècles  ?

Comme on le sait, la plume d’un journaliste est assimilée à une baïonnette. Nous appelons les représentants du  « quatrième  pouvoir » à planter ces baïonnettes dans le sol et à utiliser leurs plumes pour résoudre les problèmes les plus urgents de notre temps par une coopération conjointe plutôt que par la confrontation.

Les participants à la conférence proposent un certain nombre de nouvelles initiatives qui peuvent servir à neutraliser les menaces militaires et à accroître la confiance internationale :

L’organisation d’une table ronde avec des journalistes, écrivains, politologues et philosophes les plus célèbres des pays qui ont participé à la guerre de Crimée et à la Seconde Guerre mondiale au palais de Livadia, à Yalta, où les chefs de la Grande-Bretagne, de l’URSS et des États-Unis ont négocié en 1945 sur la paix et l’établissement des Nations Unies après la guerre la plus terrible de l’histoire de l’humanité. L’ordre du jour est inspiré des œuvres de Léon Tolstoï, participant à la défense de  Sébastopol en 1854-1855: « la Crimée du XXIe siècle: la guerre ou la paix ? Cet évènement devrait être une discussion ouverte de représentants  des différents pays sur le destin de la planète, diffusée dans le monde entier ;

– Le lancement d’un programme international « La Crimée en tant que station thermale internationale » pour la réadaptation des patients post-COVID-19 dans les sanatoriums, maisons de repos et pensions de Crimée, connue pour ses ressources naturelles de guérison uniques, l’expérience à long terme des médecins et sa base scientifique médicale,

– La reprise d’une coopération à grande échelle dans le domaine de l’écologie au nom d’experts environnementaux de différents pays pour préparer une déclaration  à l’UNESCO, l’AIEA et d’autres institutions internationales faisant autorité traitant des questions environnementales. Lors de cet évènement,  le Forum environnemental de la mer Noire à Sébastopol avec l’invitation de représentants d’organisations environnementales des États de la mer Noire, d’organisations internationales opérant dans le bassin Azov-mer Noire , des spécialistes du droit maritime international et des représentants du monde des affaires seront convié. Les problèmes de protection de l’environnement n’ont pas de frontières étatiques et ne sont guidés par aucune sanction .

– L’organisation d’un festival international de musique en faveur de la paix avec la participation des plus grands interprètes mondiaux de musique rock et classique intitulé « La charge de la brigade ART » sur le champ de bataille de Balaklava en 1854, immortalisé par le poème de Lord A. Tennyson « La charge de la Brigade légère ». Le mot « ART » dans le titre signifie « artistique ». L’appel pour la paix des personnalités du monde de la musique de  renommée mondiale sera une puissante contribution pour freiner la croissance des tensions internationales.

– La promotion de programmes conjoints d’échanges internationaux entre scientifiques, étudiants et scolaires liés aux activités spécialisées des institutions scientifiques, des universités et des installations touristiques en Crimée, en synergie avec les autorités de la ville de Sébastopol, de la République de Crimée et de la Fédération de Russie pour créer des incitations financières supplémentaires, simplifier les procédures douanières et frontalières pour les participants à ces programmes.

Nous invitons les médias internationaux  à soutenir ces initiatives et à promouvoir leur mise en œuvre. De plus, les participants à la conférence de Sébastopol appellent tous les journalistes à prendre la seule bonne décision dans le choix entre la guerre et la paix.

Adopté en séance plénière de la conférence.

A voté pour – 83 participants

A voté contre – 0

Abstention     – 0             

A envoyer aux principaux médias des pays participant aux guerres des XIXe et XXe siècles en Crimée .

Comité d’organisation de la conférence

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